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Écologie : le paradoxe du développement – podcast #5

Publié le 25 novembre 2014

L'écologie : ça chauffe ! Mon podcast est chaud, ça va péter ! Je viens des Cévennes, famille d’agriculteur bio. Impossible de rester insensible ! Écoutez!!

 

Aujourd’hui ça chauffe !
Il n’est pas possible de grandir dans un espace merveilleux comme les Cévennes, naître dans une famille d’agriculteur en biologique et dans une atmosphère de gauche, sans réfléchir à notre monde d’aujourd’hui ! Impossible de ne pas penser à l’écologie quand on est en Inde ! Aujourd’hui, mon podcast est chaud, bouillant, ça va péter !

L’écologie, enjeu fondamental

L’enjeu environnemental est tel qu’il est pour moi fondamental et obligatoire de s’en préoccuper. Dans environ 70 ans, je voudrais mourir sur notre Terre plus propre et plus durable – autant le dire : je suis ulcéré quand je vois notre comportement !

Découverte de l’environnement en Inde

Aujourd’hui je suis en Inde, je suis passé en Thaïlande et dans d’autres pays, mais la situation écologique est vomir dans certains endroits !!!!
En inde, l’eau est marron noir. A 300 mètres de chez moi, un petit ruisseau traverse mon quartier. L’eau est couleur encre noire. Jonché de détritus en tout genre. Au milieu pataugent des cochons, de temps à autre, on voit une personne ou deux qui cherche quelque chose la dedans.
Et des situations inexplicables, à peine descriptibles on en trouve à la tonne en Inde.
Mon frère ainé Samuel, m’a une fois raconté une anecdote. Il a beaucoup voyagé, Argentine, Brésil, Mexique, USA, Europe, Inde, Thaïlande, Vietnam etc. Et il m’a raconté que L’inde était le seul endroit où il avait vue des ruisseaux d’eau visqueux…
Je peux rajouter : pour la grande majorité, les indiens doivent d’abord manger. Alors l’écologie…

La faute des pays dit riches

Alors il est très facile de critiquer tous ces pays émergents, de dire qu’ils ne font rien, et ci et ça… En réalité, beaucoup de monde ici œuvre pour l’écologie. Enfin, c’est un peu bizarre. J’aborde ce point dans quelques instants.

Il est facile de critiquer…. Mais il faut savoir pour qui ces pays fabriquent ! Bien sûr pour eux même d’abord, mais aussi pour l’export. C’est donc nous, dit pays riches, qui soutenons ce développement désorganisé et non écologique – je dis pays riche et pays émergent, pays riche d’argent peut-être, mais pas forcément riche en cervelle. Je vous invite à regarder une vidéo que j’ai publiée sur mon blog à ce propos, comment notre conception du monde nous limite. Le lien est juste en dessous de la barre de lecture de ce podcast.
Alors quand vous allez dans ces grandes acheter toutes ces merdes d’objets déco, textiles à durée de vie limité, etc, c’est propre chez vous peut-être, mais pas ici en Chine ou Inde !
Je suis obligé de vous dire ça aussi directement. Nous ne pouvons pas ignorer ce qu’il se passe !

Paradoxe : conscience écologique en Inde

Je disais qu’il y avait une conscience de ce problème d’écologie ici en Inde. La première chose : les individus se rendent bien compte que quelque chose cloche, à cause des maladies.
Ensuite, tout ce qui est visible, palpable : problème d’eau potable, problèmes sanitaires, etc.

Agriculture BIO

Ensuite, il existe des réseaux qui développent l’agriculture bio. Déjà, tous les petits agriculteurs cultivent bio parce qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter engrais et pesticide. Inutile de dire que l’agro-industrie est malgré tout extrêmement développée ici. Et qu’ils poussent dehors tous les petits…

Corruption

Après pour ne rien simplifier, la corruption n’arrange rien. L’argent achète tout en Inde. C’est révulsant, vomitif et excellent pour les arrêts cardiaques ! Ici, l’expression vendre sa mère est une réalité…

Éducation

Ensuite vient le problème de l’éducation. Les gens manquent cruellement de connaissance à propos de tout. ils ne sont pas toujours informés des réalités. Et enfin les aspects culturels n’arrange pas toujours, ne facilite pas toujours les discussions et les échanges entre les différentes communautés.

MAIS, par exemple, en Europe nous avons des classes de civisme au collège. Ici en Inde, depuis 1 an, le premier ministre a instauré des classes pour enseigner l’écologie en primaire !

Comment j’applique mes conviction

Et c’est pour ça aujourd’hui que je refuse de proposer mes services marketing pour développer je ne sais quel produit de consommation à usage unique.
Et dans ce sens, j’ai créé une nouvelle société d’import, Ethic Papers, en partenariat avec la société indienne Kailash Paper Conversion. Notre but : exporter de l’Inde vers l’Europe des produits papeterie, accessoires en tout genre et services d’imprimerie et tout ça labellisé commerce équitable ! à défaut d’être certifié écologique !!
J’aurais d’ailleurs bientôt l’opportunité d’interviewer la famille qui dirige Kailash Paper Conversion donc mon partenaire.
Chose faite, voir son interview ici (pour l’instant en anglais, va être traduit prochainement)

2 étapes pour changer notre manière de fonctionner

Alors voici une idée de comment vous pouvez vous aussi rendre votre business plus écologie voir complètement écologique.
Vous devez procéder en 2 étapes pour changer votre entreprise.

Étape 1 – Être plus éco au quotidien = économisez

Optimisez leurs impacts sur l’environnement sans transformer leurs business model (éco bureau, télétravail, recyclage papier/zéro papier au bureau, covoiturage – la liste est longue). Croyez bien que les avantages économiques & sociaux sont très importants !

Étape 2 – Remise en cause du business model

Ensuite, la 2eme étape est de remettre en question le fondement du business model lui-même : c’est bien d’avoir une entreprise sensible à l’écologie, mais si vous continuez à vendre des légumes chimiques ou des bijoux fantaisies à usage unique, l’intérêt de votre démarche reste limité.
L’idée est alors de construire un business model qui prend en compte l’impact environnemental des produits commercialisés. Exemple : vendre des légumes bios ou des bijoux fantaisies fabriqués localement.

 

J’aurais l’occasion de publier des articles à ce sujet !

 

Voilà pour ce podcast qui dérange, ce ne sera pas le dernier, c’est sûr que ça change de mes articles de marketing et stratégie digitale.
A très bientôt !